Femmes en situation de handicap : le regard de la société

Trop de femmes en situation de handicap subissent des violences liées au croisement entre le sexisme et le validisme.

Mais c’est quoi le validisme ?

  • C’est un monde construit par des personnes valides, pour des personnes valides et capables.
  • C’est un monde où des discriminations sont établies sur base de capacités humaines, psychologiques, intellectuelles ou physiques.
  • C’est un monde où les personnes en situation de handicap sont oubliées.

Et le sexisme, c’est quoi déjà ?

  • Le sexisme est vu comme l’ensemble des préjugés, des croyances et des stéréotypes concernant les hommes et les femmes et la relation entre les sexes. Dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui en sont victimes.
  • Ce sont aussi les attitudes et les comportements déplacés entraînant du mépris, des insultes, des discriminations, du harcèlement, des commentaires non désirés, conduisant à de nombreuses conséquences négatives.

Validisme et sexisme : ces deux systèmes de domination :

  • Maintiennent les inégalités sociales
  • Mènent à des constats intolérables, mais sous-estimés pour les femmes en situation de handicap.

Quels en sont les impacts pour les femmes en situation de handicap ?

  • Les femmes en situation de handicap sont 4 fois plus exposées aux violences sexuelles que leurs homologues valides,
  • Elles subissent les répercussions de trop de stéréotypes,
  • Elles vivent des difficultés pour signaler les abus,
  • Elles perdent confiance et estime de soi,
  • Etc.

Elles font face à de l’infantilisation, elles sont considérées comme faibles de corps et d’esprit, elles subissent des discours soulignant leur “infériorité féminine”, elles seraient moins capables, voire irrationnelles, elles sont hors des normes patriarcales de la désirabilité, “Une plainte ? Mais qui s’intéresserait à elle?”).

Ces stéréotypes ont notamment des conséquences sur leur estime de soi et leurs décisions :

  • “Ce n’était pas si grave que ça”,
  • “Je ne sais pas à qui en parler”,
  • “De toute façon, ils ne me croiront pas”,
  • “J’ai peur des conséquences”,
  • “Porter plainte ne servira à rien”

Face à ces constats intolérables, que peut-on faire ?

Lire l’étude complète sur www.asph.be