Le rapport annuel du médiateur fédéral a été présenté à la chambre des représentants ce 2 mai 2022.

Le médiateur fédéral est à l’écoute et il aide les citoyens qui rencontrent un problème. Il travaille gratuitement, en toute indépendance et avec impartialité puisqu’il ne fait pas partie de l’administration, en toute confiance et de manière professionnelle puisqu’il est entouré d’une équipe d’experts.

Ce rapport a pour objectif de faire un état des lieux des plaintes qui sont soumises au médiateur ainsi que du traitement de celles-ci.

Le médiateur sur base de ses constats issus du traitement des plaintes ou des enquêtes, va rédiger des recommandations destinées à améliorer le fonctionnement des services publics fédéraux et des lois.

A noter qu’en 2021, 8202 nouveaux dossiers ont été ouverts. Il y a une augmentation de 9%  par rapport à 2019. Cette augmentation s’explique par la crise sanitaire qui a continué de mettre sous pression la relation entre les services publics et le citoyen.

Les plaintes concernent 3 grands domaines à savoir :

  • Les plaintes à l’encontre de la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage et des syndicats.

Sont épinglés :

        • la difficulté à contacter les services,
        • le délai d’attente relativement long pour obtenir le paiement des allocations,
        • la crise sanitaire qui a complexifié les dossiers.
  • Les plaintes relatives au remboursement des tests covid PCR, les amendes routières, les amendes liées aux droit de rôle et les limitations au droit de voyager pour visiter un membre de la famille.
  • Les citoyens se plaignent également des services publics et du fait que la réglementation n’est pas correctement appliquée et qu’ils devaient attendre trop longtemps pour obtenir une réponse à leur demande.

Le besoin d’empathie a également été soulevé. En effet, les citoyens sont plus que jamais à la recherche d’un soutien. Ils attendent des services publics une prise en compte de leur situation  et qu’ils se mettent à leur place.

Le médiateur a demandé d’inscrire un droit d’accès à internet dans la constitution.

« Nous avons adressé une recommandation à la Chambre des représentants pour inscrire l’accès à internet comme un droit fondamental dans la Constitution, à côté des droits au travail et à un logement décent. Tous les citoyens doivent avoir un accès égal aux services publics. »

 

L’ASPH soutient totalement ces revendications de terrain qui corroborent les retours que nous recevons des personnes en situation de handicap mais aussi de leurs proches et familles.

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