ETA…

C’est quoi travailler dans une entreprise de travail adapté quand on est en situation de handicap ?

Quels emplois proposent les ETA ?

Est-ce un travail inclusif ?

À quoi doit faire attention une ETA pour engager un travailleur en situation de handicap ?

Le travailleur doit-il savoir travailler selon un certain rythme ?

Doit-il être rentable ?

Ces ETA reçoivent des subsides.

Les subsides, c’est de l’argent pour aider ces entreprises.

Ces entreprises peuvent-elles exister sans ces subsides ?

Il y a beaucoup de questions, car c’est très différent d’une ETA à une autre.

Avant, les ETA s’appelaient Ateliers Protégés.

Ces ateliers proposaient un emploi aux travailleurs en situation de handicap qui ne trouvaient pas de travail dans les autres entreprises.

Travailler en Atelier protégé se voulait aussi une possibilité de pouvoir par après travailler en entreprise ordinaire.

Les Ateliers protégés ont proposé des emplois adaptés.

Rarement, les travailleurs en ateliers protégés ont travaillé après en entreprises ordinaires.

Les travailleurs en Ateliers protégés sont payés comme tout travailleur, mais ils ont dû se battre pour avoir un salaire minimum garanti.

En ETA, il y a des travailleurs en situation de handicap et des travailleurs valides.

Certains travailleurs en situation de handicap ne pourront jamais quitter les ETA ;
Travailler dans les entreprises ordinaires ne sera pas possible.

Il faut être attentif quand on parle d’inclusion dans l’emploi.

L’ONU dit que les travailleurs en situation de handicap doivent pouvoir travailler dans les entreprises ordinaires et que les ETA doivent disparaître.

Mais cela ne sera pas possible pour TOUS les travailleurs en situation de handicap.

Si les ETA disparaissent, ces travailleurs ne travailleront plus.

Aujourd’hui, l’inclusion est possible pour certains travailleurs en situation de handicap.

Mais ce n’est pas possible pour tous.

C’est pour cela que les ETA sont aussi des outils d’inclusion et de bien-être pour es travailleurs en situation de handicap.

Travailler dans une entreprise de travail adapté – une ETA – que cela représente-t-il pour les travailleurs en situation de handicap ?

Ces entreprises offrent-elles de réelles opportunités ? Peut-on parler d’inclusion par le travail à leur propos ? Faut-il être « rentable » pour y accéder ? Quels genres d’emplois y sont développés ? Ces entreprises survivraient-elles sans les subsides qu’elles reçoivent des Régions ?

Autant de questions aux réponses et facettes multiples, parce que les réalités sont très diverses !

Lorsque ce dispositif – appelé à l’époque « Atelier protégé » – a été mis en place, il visait les objectifs d’intégration des travailleurs en situation de handicap qui n’arrivaient pas à trouver de l’emploi dans les circuits « ordinaires », mais aussi de servir de « tremplins » vers l’emploi « ordinaire ».

Il faut reconnaître que ce second objectif n’est que très rarement atteint. Par contre, et bien que les ETA aient dû accepter, après des années de revendications d’associations comme l’ASPH, que le salaire d’un travailleur soit équivalent au salaire minimum garanti.

Les emplois qui y sont développés sont pensés, pour la plupart, en termes d’inclusion et de valorisation. Si une majorité de travailleurs doit être en situation de handicap, une partie n’est pas en situation de handicap . D’autre part, pour une majorité de travailleurs en situation de handicap, l’accès à l’emploi « ordinaire », même accompagné, n’est pas toujours possible.

Donc, quand le Comité des Experts de l’ONU décrète que les ETA devraient disparaître parce que ce sont des ghettos, que seul l’emploi « ordinaire » est à défendre, c’est prendre le risque important de renvoyer les travailleurs des ETA vers le non-emploi !

Est-ce à dire que tout est parfait ? Non, bien entendu ! L’externalisation des contrats, la sous-traitance avec de grandes sociétés, l’accès difficile pour des travailleurs avec des handicaps lourds, sont autant de défis à relever. Les employeurs des ETA sont demandeurs, les travailleuses et travailleurs concernés aussi !

Il doit donc être question de poursuivre des politiques visant l’inclusion et l’épanouissement.

Les ETA peuvent être un outil pour y parvenir.

Gisèle Marlière – Présidente

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