Les femmes en situation de handicap sont quatre fois plus exposées aux violences sexuelles que leurs homologues valides. Le résultat d’un croisement entre validisme et sexisme.

Le 8 mars prochain, c’est la journée internationale des droits des femmes. C’est l’occasion pour grand nombre d’associations, de politiques mais aussi de citoyennes et citoyens de relayer des réalités liées aux droits des femmes. En matière de handicap, il est coutume de parler de « personnes en situation de handicap », lissant ainsi un public pourtant très varié, chacun et chacune vivant des réalités bien différentes.

L’ASPH -Association Socialiste de la Personne Handicapée- s’est penchée sur les réalités interpellantes vécues par les femmes en situation de handicap.

Être femme ET en situation de handicap, c’est subir, entre autres, des oppressions validistes et sexistes, subtilement tissées entre-elles.

Notre société dite « validiste » est pensée par et pour des personnes valides. Elle justifie, souvent inconsciemment, des inégalités sociales, des préjugés, des discriminations et certaines formes spécifiques de violences envers ces femmes. Ces violences sont sous-estimées alors que c’est un phénomène grave avec des conséquences parfois irréversibles.

Dans cette étude, nous parlons de l’importance de l’approche intersectionnelle, entre sexisme et validisme, omniprésents autour de nous. Nous abordons aussi les différents types de violences engendrées par ces systèmes d’oppression et exercées par l’entourage, les professionnels et la société en général à l’égard des femmes en situation de handicap. Nous détaillons également les obstacles qu’elles rencontrent face à la dénonciation de ces violences et proposons certaines pistes de solutions.

Plus que jamais, il est important de reconnaître les violences faites aux femmes en situation de handicap et de donner du poids à leurs paroles. Par ailleurs, nous demandons que des politiques inclusives soient menées en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Il est important de prendre en compte les spécificités et les besoins du public des femmes en situation de handicap, quatre fois plus exposées à ces violences.

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