ASPH | 2013

Une récente analyse portant sur l’annonce d’une déficience1 mettait en évidence les difficultés des parents face à ce traumatisme. Ici, il est question non pas d’envisager l’annonce du handicap à la fratrie mais bien de parler de la « non-annonce » du handicap aux frères et soeurs. De fait, les parents ne semblent pas avoir le réflexe d’expliquer ce qui se passe à leur enfant. Pire, il le cache délibérément et en font un secret… . Ainsi, les parents, qui viennent de subir un choc considérable, rentrent chez eux et ne sont plus les mêmes. Ils ne parlent plus, ne jouent plus avec leurs enfants et ne les écoutent plus de la même façon.
Curieusement, les parents agissent systématiquement comme si la présence d’un frère ou d’une soeur porteur(se) d’une déficience ne posait pas de « problèmes » dans la fratrie. Comme si tout était tout à fait normal. La fratrie pourtant est une véritable « caisse de résonnance » du trouble émotionnel que vivent les parents. Malgré cela, ces derniers ont tendance à ignorer les difficultés du reste de la fratrie. Beaucoup de parents garde secret le handicap de l’enfant. Cette analyse parcourt la littérature relative au secret et donne des pistes pour mieux comprendre les enjeux liés à la divulgation ou à la dissimulation du handicap à la fratrie.