ASPH |  2008

La pauvreté a souvent été considérée comme un phénomène périphérique de société… surtout par les hommes et les femmes qui ne le vivent pas et encore plus par les responsables politiques.
Le contexte actuel de la diminution du pouvoir d’achat suscite de multiples manifestations et analyses, allant des perceptions personnelles et individuelles des dépenses des ménage, relayées par des manifestations syndicales, en passant par des analyses, parfois contradictoires, d’éminents spécialistes ou de professionnels de terrain.
Dans notre réalité quotidienne, depuis plusieurs années, des personnes handicapées, malades chroniques nous font état, preuves à l’appui, de leur difficulté, parfois extrême, de s’assumer financièrement.
Depuis des années, dès qu’un groupe de personnes handicapées se met en place, quel que soient leurs objectifs, les difficultés financières font partie de leurs débats, de leurs réflexions.
L’étude que l’ASPH a publiée début 2008 démontre cette réalité : la précarité est le lot d’une majorité de personnes handicapées qui vivent de revenus de remplacement, qu’ils se nomment allocation de remplacement, allocation d’intégration, allocation d’aide à la personne âgée, invalidité, chômage, pension.
Un Plan fédéral de lutte contre la pauvreté nous paraît un outil intéressant, pour autant qu’il ait l’ambition de cibler toutes les situations de pauvreté.
C’est ce que nous allons analyser.