Vrai ou faux pour déconstruire les stéréotypes

Les personnes en situation de handicap sont aptes à intégrer le monde du travail.


Vrai : Travailler favorise l’autonomie et l’épanouissement personnel. Avec ou sans aide, la personne en situation de handicap peut travailler soit dans le circuit ordinaire soit dans le circuit adapté. L’article 27 de la Convention ONU balise plus spécifiquement l’emploi des personnes en situation de handicap. En Belgique, elles sont protégées par la loi anti discrimination. Nous déplorons que les employeurs soient souvent freinés par la vision encore trop négative du handicap ou par les aménagements à réaliser alors qu’il existe de nombreuses aides
 

 

L’enseignement spécialisé est un passage obligé pour tout enfant en situation de handicap ou à besoins spécifiques. 


Faux : Selon la Convention ONU, un enfant en situation de handicap ne peut être exclu du système d’enseignement général sur base de son handicap. Des aménagements raisonnables doivent être prévus en fonction des besoins de chacun ainsi que des mesures d’accompagnement individualisé. Il est important de favoriser l’enseignement inclusif afin de permettre au jeune de suivre une scolarité ordinaire avec ses amis et sa famille. 
 

 

Les personnes en situation de handicap intellectuel ne peuvent pas voter.

 
Faux :  Le vote est un droit fondamental que les personnes en situation de handicap peuvent exercer (exceptées les personnes internées et déclarées incapables de voter par un juge de paix ). L’article 29 de la Convention ONU garantit la participation à la vie politique. Malheureusement, aujourd’hui encore, trop de personnes en situation de handicap n’exercent pas pleinement ce droit. En cause ? L’inaccessibilité de certains bureaux de vote et des programmes électoraux difficiles à comprendre par tout un chacun.
 

 
 

Toutes les personnes reconnues en situation de handicap bénéficient d’une carte de stationnement.

 
Faux :  La carte de stationnement est délivrée sur base de critères bien précis. Certaines personnes peuvent disposer de cette carte sans présenter de signes apparents de handicap. Avant de porter un jugement hâtif, rappelons-nous toujours que 80 % des handicaps ne sont pas visibles.
 

 
 

Cela n’arrive qu’aux autres ! Je ne suis pas concerné…  

 
Faux : Nous sommes tous concernés par le handicap et personne n’est à l’abri d’un pépin (maladie, accident, etc.). Cela est valable également pour les troubles psychiques. Certains événements comme la perte d’un proche ou un stress intensif peuvent mener à cela. Par ailleurs, nous sommes régulièrement des PMR (bras chargés de sacs de courses, poussette, etc.).