2017 : Progrès eugéniques : De l’oxymore au pléonasme ?

« (…) l’avortement thérapeutique a en revanche une cote énorme pour les porteuses d’enfants imparfaits. L’époque est à l’eugénisme. Une femme qui ne veut pas d’enfant doit sans cesse justifier son choix, mais celle qui veut donner la vie à un être différent est mal vue, c’est qu’il va coûter cher à la société. L’avenir, c’est d’éviter par des opérations intra-utérines que de nouveaux handicapés naissent. Ceux qui sont déjà là font partie du passé. »
 
En juin 2017, la ministre Maggie De Block, en charge de la Santé publique, annonce que le gouvernement dégage un montant de 15 millions d’euros pour le remboursement de 100 000 tests visant à détecter la trisomie 21. Ce test, initialement coûteux, passera sous la barre des 10 €. Et sur ce coup, la Belgique devient le premier pays européen à proposer cette quasi-gratuité.