2016 : Peut-on encore parler de « droit »

... à la vie relationnelle, affective et sexuelle pour tous ?

 
On peut se poser la question de la nécessité de rédiger un texte de loi portant sur l’accès à la sexualité spécifique aux personnes en situation de handicap. N’est-il pas déplacé voire intrusif d’ouvrir un cadre législatif visant un groupe de personnes en particulier ? Pourrait-on imaginer de porter un regard et de poser un cadre sur la sexualité d’autres groupes, comme celui d’acteurs politiques, de personnes d’une profession spécifique, d’une localisation géographique spécifique, … ? Sur base de quel argument nous permettons-nous d’interagir dans l’intimité d’un groupement mais pas d’un autre ? Ne s’agit-il pas là d’une stigmatisation à elle seule ? Le colloque organisé le jeudi 08 septembre 2016 par l’asbl Horizon 2000 ayant pour thème « La sexualité et la Loi … quoi de neuf dans les institutions » a tenté d’y répondre.

Cela fait plusieurs années maintenant que le concept de vie relationnelle, affective et sexuelle est développé au sein du secteur du handicap. En dehors de constituer un droit fondamental propre à tout être humain, en situation de handicap ou non, cette idée fait son bonhomme de chemin dans les mentalités et tend à être de plus en plus explorée dans les pratiques d’accompagnement. A force d’en parler, le monde du handicap semble connaître clairement les problèmes soulevés sans pour autant pouvoir définir aussi clairement les solutions à mettre en place.