2016 : La dimension culturelle en institutions

De l’intérêt d’introduire les dimensions artistiques dans les institutions pour personnes avec un handicap mental

 

« La personne en situation de handicap a la possibilité et le droit d’accéder à la création artistique à part entière si son talent est suscité, encouragé et reconnu » - Luc BOULANGÉ

Les dimensions artistiques sont souvent négligées au détriment des aspects médico-sanitaires jugées plus importantes par l’institution. Pourquoi ces dimensions artistiques sont reléguées à un rang purement facultatif ?

Au sein des institutions de jour ou d’hébergement pour personnes avec un handicap mental, un certain nombre d’activités dites artistiques ont lieu : fabriquer des décorations de Noël, de Pâques, etc. pour l’institution elle-même ou pour la vente (lors du marché de noël par exemple). À côté de cela, on retrouve dans de nombreuses institutions des activités plus ou moins individuelles telles que la peinture ou le dessin.

L’idée n’est pas de nier l’intérêt de ce type d’activités mais limiter leurs sens à l’apprentissage des règles de vie en communauté, d’intégration des règles sociales ou au développement de la dextérité pose question.  En aucun cas, elles n’ont vocation à être artistiques, non pas au sens « noble » mais au sens émancipatoire du terme. La personne handicapée en institution est bien souvent réduite à sa déficience et « destituée de sa citoyenneté sur le volet culturel ».  

Ainsi, les activités artistiques au sein des institutions relèvent très souvent du domaine des loisirs, du récréatif, du divertissement, de l’occupationnel. Mais n’est-il pas temps pour les institutions de prendre conscience du rôle que peut avoir l’Art sur les personnes avec un handicap mental et de son rayonnement sur l’entourage, l’institution, la société ?

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