2017 : L’image sociale de l’illettrisme, un handicap ?

 
L’analyse de l’illettrisme comme handicap consiste à reconnaître que ce phénomène constitue un frein à l’autonomie et à la réalisation de soi dans tous les domaines de la vie courante.
Selon la définition proposée par GPLI (groupe permanent de lutte contre l’illettrisme), sont considérées comme relevant de situations d’illettrisme des personnes de plus de 16 ans ayant été scolarisées et ne maîtrisant pas suffisamment l’écrit pour faire face aux exigences minimales requises dans leur vie professionnelle, sociale, culturelle et personnelle. Ces personnes qui ont été alphabétisées dans le cadre de l’école sont sorties du système scolaire en ayant mal acquis les savoirs premiers pour des raisons sociales, familiales ou fonctionnelles.

En fonction de la définition que l’on donne et selon l’instrument de mesure qu’on utilise, les chiffres varient. On estime cependant que 10 % de la population adulte éprouve des difficultés à lire et à écrire soit quelque 300.000 personnes au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles.