Elargissement de l'euthanasie aux mineurs

Après des mois de débats houleux, l’euthanasie est enfin ouverte aux mineurs capables de discernement.  L’extension de la loi dépénalisant l’euthanasie a été votée ce 27 novembre 2013, en Commissions réunies des Affaires sociales et de la Justice du Sénat.

L’ASPH félicite les sénateurs qui ont œuvré à l’évolution de la loi.

Il s’agit en effet d’une avancée majeure dans le droit à l’autodétermination et le choix de mourir dans la dignité !   Dorénavant, les mineurs capables de discernement, atteints d’un mal incurable et qui souffrent de souffrances physiques inapaisables pourront demander une euthanasie, avec l’accord de leurs parents.  L’adoption de cette proposition de loi intervient suite aux nombreuses demandes de praticiens (oncologues, pédiatres, infirmiers…) confrontés à des souffrances incurables et insupportables de patients mineurs.

Voici ce qu’a déclaré Monsieur Paul Magnette à ce sujet : 

« Cette situation ne pouvait perdurer. La proposition de loi adoptée ce matin au Sénat permettra aux médecins de ne plus devoir agir dans l’illégalité et le secret. Elle permettra aussi aux mineurs en fin de vie, qui en expriment la demande, de bénéficier d’une euthanasie pour mettre un terme à leurs souffrances ».

« Après la loi sur l’avortement, le mariage homosexuel et l’euthanasie en 2002, la Belgique confirme aujourd’hui son rôle de pionnier dans le droit d’autodétermination et le respect des choix individuels. Le législateur avait accepté en 2002 de prendre en compte la souffrance d’un adulte dans des conditions strictement définies, pour autoriser une euthanasie réclamée par le patient. Il était important que les souffrances d’un mineur puissent également être prises en compte ».