L’enseignement supérieur

Selon l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, toute personne a droit à l’éducation. «L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite». 

Le supérieur : un choix ?  

Or, à l’heure actuelle on s’aperçoit que de nombreux jeunes adultes handicapés se voient dans l’obligation de renoncer à faire des études supérieures ou à choisir des études autres que celles qu’ils souhaitaient entreprendre initialement parce que l’école supérieure ou l’université n’est pas accessible.

Pour beaucoup de jeunes en situation de handicap, suivre des études supérieures s’avère être un véritable parcours du combattant car ils doivent faire face à de nombreuses difficultés dues tant à leur handicap qu’au manque de moyens mis en place dans la société actuelle.

En principe, les étudiants présentant une déficience, quelle qu’elle soit, ont accès à l’enseignement supérieur pour autant qu’ils soient diplômés de l’enseignement secondaire supérieur. 

Soutien  

Ceci ne signifie pas qu’ils disposeront partout de services d’aide spécifiques, la loi n’étant pas contraignante à ce sujet. Ces services relèvent donc de la volonté des établissements, qui en assument le fonctionnement.  Cependant, un recours peut être adressé au Centre pour l’Egalité des Chances par l’élève  en situation de handicap si on lui refuse l’accès ou le suivi de l’enseignement sur base de son handicap (Décret de la Communauté française du 12 décembre 2008).

La création et le fonctionnement de ces services peut dépendre d’associations connexes à l’établissement d’enseignement et recevoir dès lors le subventionnement d’un organisme officiel (AWIPH et Phare).

Mais les étudiants en situation de handicap sont confrontés à d’autres difficultés. L'accompagnement pédagogique est une de ces difficultés. Les heures d’accompagnement pédagogique varient en fonction du type de handicap de l’étudiant. Ainsi, par exemple, les étudiants atteints de lésions cérébrales ou neurologiques qui fréquentent l’enseignement supérieur et qui dépendent du service Phare ont droit à 250h d’accompagnement pédagogique avec un service d’accompagnement reconnu par la COCOF. Les étudiants atteints de surdité ou de problèmes auditifs ont droit à 600h.

En Région Wallonne, l’AWIPH prend en charge le coût horaire avec un montant maximum par année d’études, qu’elle octroie aux services d’accompagnement ou d’encadrement pédagogique.

Si l’intégration des élèves présentant un handicap fait petit à petit son chemin aux niveaux de l’enseignement fondamental et secondaire, grâce aux décrets, la politique en cette matière dans l’enseignement supérieur est quasi-inexistante.

Cependant, la plupart des établissements sont assez réceptifs aux demandes individuelles.

N’hésitez donc pas à vous adresser à ceux dont les programmes d’études pourraient vous intéresser. 

Initiatives à souligner  

De plus, certaines universités sont sensibilisées et proposent déjà des informations sur leur site à l’intention des «étudiant en Situation de Handicap»   ou proposent un accompagnement adapté tout au long de l’année.  Les sites respectifs des universités reprennent en détails les services existants pour les étudiants porteurs d’un handicap.  

Contact et informations

ASPH : Tél. 02/515 17 29 - E-mail : celine.limbourg@mutsoc.be

 
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