L'intégration dans l'enseignement ordinaire

Il existe 4 types d’intégration pour un enfant en situation de handicap dans l’enseignement ordinaire :
  • L’intégration permanente totale : l’enfant fréquente l’enseignement ordinaire pour y suivre tous les cours toute l’année. Il bénéficie d’un accompagnement assuré par l’enseignement spécialisé.
  • L’intégration permanente partielle : l’enfant est inscrit dans l’enseignement spécialisé, mais il suit certains cours dans l’enseignement ordinaire pendant toute l’année scolaire. Il peut également bénéficier d’un accompagnement assuré par l’enseignement spécialisé.
  • L’intégration temporaire totale : l’enfant est inscrit dans l’enseignement spécialisé, mais il fréquente tous les cours de l’enseignement ordinaire durant une partie de l’année scolaire (prolongations possibles).
  • L’intégration temporaire partielle : l’élève inscrit dans l’enseignement spécialisé fréquente une partie des cours dans l’enseignement ordinaire et cela durant une partie de l’année scolaire.
 
Le projet d’intégration est défini par les équipes éducatives des deux écoles concernées assistées par leurs CPMS respectifs sur la base d’un protocole d’intégration. Cette collaboration entre les enseignants de l’enseignement ordinaire et de l’enseignement spécialisé est primordiale pour en assurer le succès ; le tout dans un souci de bien-être de l’enfant. Il faut également préparer l’intégration par une sensibilisation des enfants aux handicaps. Ils pourront ainsi mieux comprendre les besoins et/ou difficultés de leur nouveau/nouvelle copain/copine de classe.

 

Et si l’école refuse le projet d’intégration ?


Si un établissement scolaire ordinaire refuse l’inscription d’un enfant à besoins spécifiques, il n’existe pas encore de possibilités de recours. Nous conseillons aux parents de nous en informer via notre Cellule anti-discrimination.  Nous sommes reconnus en tant que « Point d’appui » de Unia (anciennement le Centre pour l’Égalité des chances).
 
Unia peut :

• conseiller et accompagner les personnes discriminées ;

• formuler des avis et des recommandations aux autorités compétentes en la matière ;

• réaliser des rapports et des études ;

• se concerter avec le secteur, les pouvoirs publics et les acteurs associatifs.
 
Dans ces situations, l’ASPH interpelle également la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’informer des problèmes que les parents peuvent rencontrer au moment de l’inscription d’un enfant à besoins spécifiques alors que le décret 2008 impose à tous les établissements scolaires ordinaires d’inscrire dans leur projet d’école la volonté d’intégrer les enfants à besoins spécifiques.
 
Si l’école a besoin d’un conseil pour aménager ses bâtiments afin de les rendre accessibles, l’ASPH dispose d’un service-conseil en aménagement : Handyaccessible.