Pas d'assistants sexuels en Belgique

L’histoire du livre est celle d’un inceste, d’une mère qui « en vient à s’offrir à son fils (handicapé) pour canaliser ses pulsions et lui éviter de se jeter sur les jeunes filles autour de lui ». N’ayant pas encore lu cet ouvrage, nous espérons que l’auteur ne dépeint pas toujours ce personnage de manière aussi bestiale.

Nous demeurons en revanche assez interdits devant les termes employés par l’auteur dans cet article, notamment lorsqu’elle évoque le souvenir de sa tante « mongolienne ». Nous nous battons pour que ces qualificatifs réducteurs et insultants disparaissent du langage courant et il est malheureux de les retrouver dans le discours d’une si grande romancière.

Plus loin, Régine Deforges déclare : « l’expérience montre, dans les autres pays où la pratique est généralisée comme en Suisse, en Belgique ou aux Pays-Bas que les aidants sexuels sont aussi des infirmiers ou infirmières, des kinésithérapeutes qui proposent volontairement ces services comme d’autres actes thérapeutiques ».

La réalité, c’est que cette pratique n’est absolument pas généralisée en Belgique et n’existe même pas à titre d’expérience pilote. On en parle, beaucoup même, mais cela reste de l’ordre de la réflexion avec les personnes handicapées, les professionnels du secteur, les parents et les responsables politiques.

En Suisse, les assistants sexuels formés dont on parle tant ne seraient pas plus de 10. Nous insistons donc sur le fait que l’assistance sexuelle reste un système extrêmement marginal, dans les quelques pays concernés (Suisse, Pays-Bas, Allemagne, Danemark).

Pour en revenir aux propos de Mme Deforges cités ci-dessus, nous estimons que la réponse aux besoins affectifs et sexuels des personnes handicapées ne peut être réduite à un acte thérapeutique parmi d’autres.

Une analyse sur cette problématique est en cours. Elle sera publiée sur notre site avant la fin de l’année.



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