Le contrat de gestion de la SNCB
La mobilité des personnes à mobilité réduite (PMR) est d’une importance cruciale pour leur pleine participation à l’éventail des activités et implications que recouvre le concept de citoyenneté active. Qu’il s’agisse d’emploi, de vie familiale, de vie sociale, de scolarité, de démarches administratives, de loisirs, de sport,… la mobilité est devenue incontournable pour y accéder !
C’est pour les PMR un véritable enfer !
Par conséquent, l’outil que représente la SNCB, par le biais des transports en train, et en bus également, est capital.
Si depuis quelques années, l’accessibilité aux PMR est évoquée, quelque fois concrétisée, c’est grâce à la mobilisation de milliers de PMR et des associations qui les représentent et défendent leurs droits.
Il y a des avancées certes mais dans un pays où l’on peut se targuer de la valeur de certains mécanismes de couvertures sociales, la politique d’accessibilité menée doit faire l’objet d’un véritable enjeu, ce que ce n’est pas aujourd’hui !
Il ne faut pas oublier que les PMR représentent beaucoup de clients potentiels actuels et futurs. Evidemment, cela concerne les personnes utilisatrices d’une voiturette, les personnes appareillées, les personnes aveugles et malvoyantes, les personnes déficientes auditives, les personnes présentant des troubles de compréhension et évidemment les personnes âgées dont la mobilité devient plus difficile !
D’autre part, à l’heure où des enjeux majeurs concernant la mobilité dans notre pays sont discutés et réfléchis en corrélation avec la saturation du réseau routier, le respect de l’environnement, l’utilisation rationnelle et responsable des produits pétroliers, la qualité de l’offre du produit SNCB doit faire l’objet d’un investissement majeur.
Enfin, compte tenu de ce qui précède, les personnes handicapées que nous représentons, que nous entendons inlassablement nous relayer leurs difficultés et souvent leurs impossibilités à participer à une multitude d’activités et même à celles que nous organisons (groupes de réflexion, groupes de parole,...) attendent de notre part vigilance et lobby.
Le contrat de gestion de la SNCB pour 2008-2012 aurait dû, dès lors, faire l’objet d’une analyse en profondeur pour relayer aux responsables politiques en charge du dossier, les critiques vis-à-vis de son contenu, les aspects positifs que nous constations et surtout les exigences des personnes que nous représentons. Malheureusement, ce contrat a été signé sans aucune consultation du Conseil National Supérieur des Personnes Handicapées !