De plus, les cellules souches indispensables à la recherche sont parfois prélevées sur des embryons ou des fœtus avortés. D’autres en revanche puisées dans le sang de cordon ombilical entraînent l’implantation de banques de tissus privées obnubilées par l’appât du gain.
Les débats sur le sujet foisonnent, tant du côté du Vatican que de l’Europe. D’un point de vue législatif, notre pays n’est pas le plus restrictif en la matière sans pour autant être laxiste. Au Parlement, les propositions de loi se multiplient au gré des nouvelles découvertes des chercheurs.
Cette analyse tente de soulever les risques et dérives éventuels de la thérapie cellulaire. Toute expérience ou intervention sur le corps humain exige que l’on s’interroge sérieusement au niveau législatif et bioéthique : l’encadrement législatif actuel est-il suffisant ? Comment faire la part des choses et se positionner face à des recherches aussi prometteuses que controversées?