La différence entre les personnes handicapées mentales et les malades mentaux ne réside pas dans une différence de nature de "pathologies". Elle réside principalement dans le moment où "l'accident" causal survient, elle est liée aussi à l'étendue et à la localisation des lésions au niveau du cerveau, et elle dépend de la vitesse à laquelle les conséquences cérébrales de cet accident se développent.
Les manifestations extérieures du "handicap mental" sont plus précocement visibles; elles-mêmes, tout comme leurs causes, ont des conséquences néfastes sur le développement intellectuel et affectif encore inachevé, ce qui n'est pas le cas pour les "maladies mentales", dans lesquelles ce développement s'est d'abord, en apparence, bien effectué mais où, ensuite, la détérioration latente mais bien présente s'est manifestée, sans cause apparente encore connue.
Il est indispensable pour les associations défendant les droits des personnes handicapées de se pencher sur les conséquences de l’obésité sur les personnes handicapées mentales, car question très peu voire rarement abordée par le législateur. Sachant que l’embonpoint et l’obésité sont sous l’influence de facteurs héréditaires dans certains cas et dans d’autres, de facteurs environnementaux, il est impératif d’envisager des solutions de manière pro-active en favorisant certes une alimentation saine et la stimulation d’activités physiques, mais aussi et surtout prévenir les nombreuses conséquences liées à la pathologie de l’obésité.
Obésité et handicap.pdf