La Déclaration universelle des Droits de l'Homme, a été adoptée en 1948 par l'Assemblée générale des Nations Unies. Depuis, l'ONU a peu à peu étendu sa législation des droits de l'homme afin d'y inclure des normes spécifiques concernant les femmes, les enfants, les personnes handicapées...
Des décisions novatrices de l'Assemblée générale ont graduellement imposé leur universalité, leur indivisibilité et leur relation intrinsèque avec le développement et la démocratisation.
L'objectif déclaré de la Charte des Nations Unies est de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande pour les hommes. La Déclaration attache autant d'importance aux droits économiques, sociaux et culturels qu'aux droits civils et aux libertés politiques et leur accorde le même degré de protection.
On estime à 600 millions au moins le nombre de personnes handicapées vivant à travers le monde, soit environ 10 % de la population mondiale, dont à peu près 80 % dans les pays en développement. La majorité des personnes handicapées continuent de vivre à l’écart du développement et d’être privées de leurs droits fondamentaux du fait d’une discrimination constante, de la ségrégation dont elles sont victimes de la part des membres de la société, de leur marginalisation économique et de leur non-participation aux processus de prise de décisions sociales, politiques et économiques.
C’est pourquoi, il s’est avéré primordial pour les Nations Unies, de légiférer de manière spécifique sur les personnes handicapées. En effet, en les privant de la possibilité de jouer un rôle social dynamique, les sociétés se privent aussi de ressources humaines indispensables au développement économique et social.
De ce fait, sur les 7 Traités précédents des Droits de l’Homme, des clauses ont été incluses en spécifiant comment elles s’appliquent aux personnes handicapées.
La Huitième Convention Internationale sur les droits des personnes handicapées, quant à elle, a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque. Cela va des discriminations multiples auxquelles sont confrontées les personnes handicapées, au fondement de la race, couleur, sexe, langue, opinion politique, origine ethnique ou sociale, et l’âge. Les résultats sont donc une réelle avancée et une interpellation des Etats de manière à ce que ceux qui ratifieront la convention, puissent fournir une protection adéquate aux personnes handicapées. Après l’entrée en vigueur du traité, chaque pays acceptera alors de respecter ses engagements contraignants en les incorporant à ses propres mécanismes juridiques.
droits de lhomme et des personnes handicapées.pdf